Analyse Opéra Orphée et Eurydice 16.11.2024
Après une semaine plus que chargée entre répétitions et consultations, découverte des lieux et finalisations de la mise en scène, le retour du froid et deux jours à se remettre de tout cela, vient le moment des bilans.

 teaser du spectacle

  Tout d’abord des chiffres :

  • 60 choristes costumés avec mise en scène et lumière qui ont fait vibrer le Grand Temple de Lyon ;
  • 30 musiciens avec harpe, timbales et la mélodieuse flûtiste Mélissandre Varaniac-Quard qui nous a charmé (les démons comme les spectateurs) de son magnifique solo lors du ballet des ombres heureuses [musicienne à suivre j’en suis certain] ;
  • 3 solistes qui ont été resplendissantes d’un point de vue vocal tout comme l’alchimie qui les animait avec une mention spéciale pour Ariane Le-Fournis dont les retours ont salué son « Orphée » de manière unanime ;
  • 1 danseuse qui nous a charmé et envoûté de ses talents durant les trois ballets qui sont la structure d’équilibre de cette œuvre ;

 Donc près d’une centaine d’artistes amateurs et professionnels qui se sont retrouvés autour d’un projet commun : Orphée et Eurydice de Gluck présenté au Grand Temple de Lyon le 16 novembre 2024.

Grand Temple de Lyon illuminé de mille feux lors du rappel « L’Amour Triomphe »

 Un lieu magnifique où les spectateurs ont loué les propriétés acoustiques de la salle {même si l’on notera un petit étouffement des sons pour ceux présents trop reculés en-dessous du balcon}, mis vraiment en beauté par Hervé Cottin pour les lumières.

 Des applaudissements molto vivace bien mérités qui sont allés jusqu’au bis {L’amour triomphe}.

De gauche à droite Marie Petit Despierres, Ariane Le-Fournis, Philippe Péatier, Louise Bourgeat Roulleau, Alina Noir, Nicolas Forin (chef orchestre des Cybèles)

 Que retenir ?

 Une expérience tant humaine, personnelle que professionnelle vraiment géniale qui donne clairement envie d’être renouvelée pour ma part !

 D’un point de vue ostéopathique :

  • Impact de la posture sur le chant : initialement, les choristes se devaient être en chaussettes durant la représentation. Après deux soirs de répétition et un joli affaissement de mes voûtes plantaires, impossible d’utiliser correctement ma colonne d’air et de placer correctement ma voix. Retour aux chaussures pour le concert à l’instar de pas mal de mes camarades.

     Au cabinet, nous regardons les différentes entrées posturales (yeux, bouche, langue, [oreille interne dans une moindre mesure] et surtout pieds) afin de prévenir cette situation. Si le déficit ne peut être réglé et est le résultat d’une compensation d’un déficit d’une de ces entrées, une réorientation vers un confrère podologue, orthoptiste, orthophoniste, dentiste ou kiné (vestibulaire notamment) pourra être nécessaire afin de stabiliser le patient.
  • Impact de la mise en scène sur le chant : nous ne reviendrons pas sur la posture ou sur la densité de mise en scène face au chant. Parlons plutôt de dissymétries liée à cette dernière comme lever la main, les torsions du tronc ou de la tête et leur impact sur le chant. En effet, tout mouvement, notamment de la ceinture scapulaire, c’est-à-dire des épaules, des cervicales et de tous les tissus qui les relient [muscles, loge viscérale du cou, etc.. ] vont mettre en tension ces dits tissus. De ce fait, toute tension excessive dans ceux-ci risque de se répercuter et de perturber sur le chant. C’est pour cela que l’on voit beaucoup de chanteurs mettre la main sur leur gorge pour tester et ressentir quel muscle il faudra contracter ou relâcher afin de modifier la couleur finale de la voix.

     Au cabinet, nous essayons de comprendre quelles structures vous protègent le plus en cherchant celles qui ont le plus de tension et vous limitent dans vos fonctions _ vocales et respiratoires pour les chanteurs_ et dans les mouvements majeurs _ pour tout le monde 😉 .

Les points d’amélioration :

(parce que l’on peut toujours faire mieux !)

 Plusieurs retours m’ont été fait sur le problème de compréhension des textes. En évitant de blâmer trop vite un public non habitué à du chant choral, les masques et un potentiel manque de confiance face à une salle si remplie ont largement participé à un manque d’articulation de notre part les choristes. A surveiller !

Enfonçons les évidences : un opéra c’est complet et cela requiert énormément de travail et d’investissement ? Bon, on le savait, mais l’expérimenter est une sacrée aventure ! Surtout avec les moyens restreints d’une association telle que la nôtre et les (très) nombreux imprévus ayant jalonné la création de cette représentation. Je pense qu’après avoir découvert toutes les étapes de la production d’un tel projet, le point d’amélioration principal réside dans une meilleure structuration de notre organisation. Cela permettrait de soulager certain.e.s qui se sont énormément investis et de préparer au mieux les dernières étapes.

Pour conclure

 Une expérience forte que je renouvellerai bien volontiers à l’orée de ces analyses et une sacrée opportunité pour aider d’autant plus mes patients pour accomplir leurs objectifs artistiques personnels ou professionnels !



vous pouvez retrouver le détail du concert dans la première partie de ce blog :
https://www.quentinducerfosteopathe.fr/2024/10/21/opera-orphee-et-eurydice-grand-temple-lyon-16-novembre-2024/

Votre voix m’intéresse ! Parlons en ensemble au cabinet !

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